Au cœur du Nord, la commune de Fourmies, jadis puissante capitale du textile et symbole d’un fief ouvrier marqué par un passé industriel difficile, se réinvente avec audace. Sous la conduite d’une mairie de droite engagée, portée par le maire Mickaël Hiraux, une véritable révolution énergétique est en marche. Préparant les échéances des Municipales 2026, cette ville de plus de 10 000 habitants revendique une transformation profonde, plaçant la transition énergétique et le développement durable au centre de sa politique locale. Avec une vision tournée vers l’autonomie en énergies renouvelables d’ici 2050, Fourmies espère sortir de son histoire de précarité économique et énergétique, en misant sur l’innovation et l’implication citoyenne. C’est dans ce contexte que s’inscrit cette ambition remarquable, où la réhabilitation des bâtiments, le déploiement de panneaux solaires ou la création de réseaux de chaleur contribuent à dessiner un avenir plus durable. Une expérience locale qui suscite l’attention bien au-delà des frontières régionales, offrant une perspective inspirante sur les enjeux écologiques et sociaux contemporains.
Fourmies, fief ouvrier dans le Nord : un passé industriel déterminant pour la révolution énergétique locale #
Au centre de la politique énergétique de Fourmies se trouve l’héritage de son passé industriel. Cette commune du Nord, longtemps reconnue pour ses usines textiles et ses activités liées à la laine peignée, a souffert de la désindustrialisation qui a frappé le territoire à partir de la seconde moitié du XXe siècle. Le souvenir de la fusillade du 1er mai 1891 où neuf grévistes furent tués lors d’une manifestation rappelle la forte identité ouvrière et les luttes sociales qui ont structuré la ville.
Si aujourd’hui Fourmies est l’une des villes les plus fragilisées économiquement, avec un taux de chômage avoisinant 30% et une précarité énergétique affectant plus d’un tiers des habitants, ce passé n’est pas pour autant oublié, mais bien exploité comme un levier de transformation. En effet, la mairie de droite repense l’économie locale en orientant ses efforts vers une renaissance énergétique.
Liste des défis hérités du passé industriel de Fourmies
- Perte massive d’emplois liée à la fermeture des usines textiles
- Prévalence de la précarité énergétique dans de nombreux foyers
- Vieillissement du parc immobilier avec des bâtiments peu isolés
- Image stigmatisée de ville en difficulté économique
- Besoin urgent de diversification économique et sociale
Ces obstacles ont conduit la municipalité à embrasser le programme régional de la « troisième révolution industrielle » (Rev3), un plan ambitieux d’intégration des énergies renouvelables et du numérique à l’échelle locale. L’idée consiste à sortir de la dépendance aux énergies fossiles tout en utilisant l’héritage industriel pour bâtir un avenir plus écologique et solidaire.

Année
Événement clé
Impact sur Fourmies
1891
Fusillade du 1er mai à Fourmies
Symbole des luttes ouvrières et de la résistance locale
1945-1970
Désindustrialisation progressive
Fermeture des usines de textile, perte d’emplois massif
2014
Élection de Mickaël Hiraux
Début de l’orientation vers une transition énergétique ambitieuse
La politique locale au cœur de la transition énergétique : stratégies et réalisations de la mairie de droite de Fourmies #
Élu en 2014 à la surprise générale, Mickaël Hiraux, maire divers droite, a pris la tête d’une ville en quête de renouveau, affichant l’ambition d’une ville autonome en énergie renouvelable à l’horizon 2050. Cette politique locale innovante cherche à allier écologie et développement économique, au-delà des clivages traditionnels.
La création du « Central », un bâtiment écoresponsable central dans la vie sociale et environnementale locale, illustre parfaitement cette vision. Construit en matériaux naturels et recyclés, partiellement alimenté par des panneaux photovoltaïques, ce lieu accueille des habitants pour réparer objets et vêtements, recevoir un accompagnement sur l’informatique, ou encore partager des projets associatifs et entrepreneuriaux.
Les mesures clés mises en œuvre par la mairie de Fourmies
- Installation de centrales solaires sur les toits des bâtiments publics
- Mise en place d’un réseau de chaleur alimenté par une chaufferie au bois
- Rénovation énergétique de bâtiments publics et privés, avec surcroît d’isolations thermiques
- Engagement des bailleurs sociaux et soutien à la construction de logements à basse consommation
- Organisation d’ateliers citoyens axés sur la débrouillardise et les gestes écologiques
Cette transition n’est pas purement technique, mais s’accompagne d’un travail d’appropriation par la population, favorisé par des animations et une communication volontaire qui cherchent à dépasser les clivages politiques. Comme le souligne le maire, l’écologie « n’est ni de droite ni de gauche », c’est « l’affaire de tous », une idée qui trouve un écho profond dans ce territoire marqué par une histoire politique bien ancrée.
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| Projet | Année de lancement | Objectif | Status en 2025 |
|---|---|---|---|
| Central, tiers-lieu écologique | 2023 | Support aux initiatives citoyennes et réemploi | Fonctionnel et apprécié localement |
| Centrales solaires sur bâtiments publics | Depuis 2015 | Réduction de la consommation électrique fossile | 5 centrales en fonctionnement |
| Réseau de chaleur renouvelable (chaufferie bois) | 2022 | Alimentation de neuf bâtiments publics | Opérationnel avec ressources locales |
| Programme de rénovation énergétique | 2017 | Moins de consommation, meilleure isolation | Plusieurs écoles et logements rénovés |
Les énergies renouvelables à Fourmies, moteur d’une révolution énergétique ambitieuse et durable #
La commune a misé sur une évolution progressive et maîtrisée de sa production d’énergies renouvelables, en intégrant différents leviers pour faire de la ville un modèle en transition énergétique dans le Nord. L’enjeu principal est de réduire la consommation tout en développant la production locale.
Depuis la pose de nombreux panneaux photovoltaïques sur les toits de bâtiments publics, Fourmies produit désormais environ 2 % de l’électricité consommée localement. Une chaufferie au bois, utilisant du combustible issu de haies locales, couvre environ 4 % des besoins en chauffage des bâtiments municipaux et certains logements privés.
Principales technologies d’énergie renouvelable déployées à Fourmies
- Panneaux photovoltaïques installés sur gymnases, mairie, cinéma et autres bâtiments publics
- Réseau de chaleur à base de combustion de bois local (bioénergie)
- Encouragement des systèmes de lombricomposteurs et séchoirs solaires individuels via ateliers citoyens
- Projets futurs de communautés énergétiques pour partager et gérer collectivement la production
Cette diversification technologique s’accompagne d’une montée en puissance attendue avec la création d’un second réseau de chaleur plus efficace d’ici 2029. Celui-ci aura une capacité dix fois supérieure et devra alimenter entre 30 et 40 % des besoins thermiques de la ville, y compris certaines habitations privées.
Source d’énergie
Capacité actuelle
Objectif à 2050
Pourcentage des besoins couverts en 2025
Photovoltaïque (centrales solaires)
5 centrales installées
Production massive et stable
2%
Chaufferie bois et réseau de chaleur
1 chaufferie opérationnelle
Extension du réseau avec +10 fois la capacité
4%
Communautés énergétiques (projecté)
En développement
Gestion collective et autonomie accrue
–
Les enjeux financiers et sociaux de la transition énergétique dans un ancien fief ouvrier #
La transformation énergétique de Fourmies s’inscrit dans un équilibre délicat entre ambitions écologiques, réalités financières et situations sociales complexes. La mairie de droite investit massivement, soutenue par des financements européens, nationaux, et des partenariats locaux. Ces efforts n’ont pas échappé à des critiques, notamment sur la dette élevée, qui atteint actuellement un niveau quatre fois supérieur à la moyenne nationale par habitant.
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Face à ces inquiétudes exprimées par des opposants politiques ou anciens élus, le maire Hiraux met en avant la rentabilité à long terme des projets et les économies substantielles réalisées sur les coûts énergétiques. Il rappelle également que l’adhésion des habitants et institutionnels a permis d’engager des rénovations massives, indispensables à la réduction des consommations.
Points forts et points de vigilance dans la gestion financière et sociale
- Points forts : financement diversifié, investissement dans des placements durables, soutien aux bailleurs sociaux
- Risques : augmentation de la dette communale, forte abstention politique, méfiance de certains habitants
- Actions sociales : ateliers participatifs, inclusivité des projets, lutte contre la précarité énergétique
- Effets économiques : création d’emplois liés à la rénovation, développement de filières renouvelables
- Gestion locale : dialogue avec les citoyens pour réduire les tensions
| Aspect | Détail | Conséquence |
|---|---|---|
| Dette communale | 4 fois la moyenne nationale par habitant | Risque de mise sous tutelle, mais investissements lourds anticipés |
| Engagement citoyen | Nombreuses animations et montée en compétences | Renforcement de la cohésion sociale |
| Rénovations énergétiques | Plusieurs bâtiments publics et logements privés rénovés | Réduction significative des consommations |
| Opposition politique | Critiques sur la communication et la gestion budgétaire | Débat démocratique intense mais constructif |
Regards croisés : l’impact politique et environnemental des initiatives de Fourmies avant les Municipales 2026 #
À l’approche des Municipales 2026, la démarche de Fourmies fait figure de laboratoire politique sur la question de la transition énergétique dans une ancienne ville ouvrière. Ce positionnement inédit, porté par une mairie de droite dans une région traditionnellement de gauche, bouscule les schémas habituels.
Plusieurs acteurs du territoire ou de la région reconnaissent l’impressionnante nature des projets, allant au-delà d’une simple démarche environnementale pour toucher à l’innovation sociale et économique. L’ancien conseiller régional écologiste Jean-François Caron voit d’ailleurs en Fourmies un exemple rare capable de faire évoluer les politiques de droite sur les questions climatiques.
Aspects transversaux valorisés lors de l’analyse politique
- Défi d’une ville marquée par la précarité et la désindustrialisation
- Conjugaison de l’écologie avec le développement économique local
- Effet d’accélération induit par l’engagement politique municipal
- Modèle de gestion collective d’énergies renouvelables à venir
- Mobilisation des citoyens au-delà des clivages partisans
Ce succès inattendu fait basculer le regard sur les stratégies écologiques, poussant même certains membres du parti des Républicains à revoir leurs positions qui avaient jusqu’alors freiné l’essor des énergies renouvelables. Le maire de Fourmies, désormais sans étiquette, illustre que la transition énergétique peut devenir un vecteur de rassemblement et un véritable atout dans la politique locale, même dans un ancien fief ouvrier.
Les points :
- Fourmies, fief ouvrier dans le Nord : un passé industriel déterminant pour la révolution énergétique locale
- La politique locale au cœur de la transition énergétique : stratégies et réalisations de la mairie de droite de Fourmies
- Les énergies renouvelables à Fourmies, moteur d’une révolution énergétique ambitieuse et durable
- Les enjeux financiers et sociaux de la transition énergétique dans un ancien fief ouvrier
- Regards croisés : l’impact politique et environnemental des initiatives de Fourmies avant les Municipales 2026

